La salle de prière musulmane de Jargeau (Loiret) est partie en fumée dans la nuit de mardi à mercredi. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a regretté sur le réseau X « un drame pour les fidèles, particulièrement alors qu’ils s’apprêtent à entrer dans le mois du ramadan ».
Une enquête a été ouverte pour « destruction et dégradation par moyen dangereux pour les personnes », a précisé à l’AFP la procureure de la République d’Orléans Emmanuelle Bochenek-Puren. Les investigations « sont confiées à la brigade territoriale de Jargeau et à la brigade de recherches d’Orléans ».
La gendarmerie a engagé la cellule d’identification criminelle pour déterminer l’origine du feu. Sur les réseaux sociaux, des images montraient le lieu de culte presque entièrement détruit par les flammes.
« Ce lieu de culte a déjà été dégradé par des inscriptions racistes et antimusulmanes le 7 février dernier et reçu des menaces en 2023 », a dénoncé mercredi le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui fait part de son indignation et de sa tristesse.
Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a « exprimé son entière solidarité » et remercié la municipalité d’avoir mis en place une solution provisoire pour que la communauté musulmane locale puisse « se réunir et prier pendant le mois de Ramadan ».
« Si l’origine criminelle venait à se confirmer, cet incendie serait un acte d’une gravité sans précédent. Il obligerait des mesures fortes pour garantir la liberté de culte et la sécurité des fidèles contre cette haine aveugle qui va à l’encontre des valeurs de notre société et de notre République », prévient-il.