
La Belgique tente de faire un pas vers la communauté LGBT… en vain. Auprès du journal flamand Het Nieuwsblad, le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, a annoncé qu’une deuxième version de la carte d’identité nationale serait proposée aux personnes se définissant comme « non-binaires ».
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Si le pays ne compte pas ajouter une troisième option de genre sur le document officiel, il va donc donner la possibilité de faire disparaître la mention du sexe sur les cartes d’identité des Belges qui le demandent. Le ministre précise qu’il faudra formuler une « demande expresse et formelle » pour ne pas le voir apparaître sur sa carte d’identité.
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La Belgique devient ainsi le premier pays du monde à mettre en place une telle mesure. Mais cela ne semble toujours pas satisfaire les associations LGBT, qui pointent un manque d’inclusivité. « Ce n’est absolument pas une solution. Le choix reste limité à “M” ou “F”, rien ne change. La seule possibilité sera de masquer cette information sur la carte d’identité », dénonce dans la presse flamande l’association Çavaria, relayé par le média Virgule.
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L’association Wel Jong craint de son côté des conséquences plus larges et estime qu’une troisième option officielle de la carte d’identité permettrait aux mineurs qui se qualifient « non-binaires » d’être soutenus à l’école : « Aujourd’hui, les directions d’écoles expliquent aux élèves qu’ils doivent obligatoirement s’identifier comme “M” ou “F”, car aucune autre option n’est légale. Une troisième option officielle permettrait de soutenir les demandes des élèves non binaires dans les écoles, où ils sont actuellement contraints de choisir entre un symbole de garçon ou de fille sur Smartschool. »
En 2021, le gouvernement belge avait mis en place une réforme visant à supprimer cette mention. Il avait aussi pour projet d’introduire une troisième option dans les registres administratifs. L’opposition avait toutefois empêché cette mesure. « Le sexe reste un élément clé de l’identification des citoyens. Il est donc important qu’il figure par défaut sur les cartes d’identité », a enfin expliqué Bernard Quintin.
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