
LFI, injustement sous-estimé dans les enquêtes d’opinion ? C’est en tout cas ce qu’assure Jean-Luc Mélenchon. Ce dimanche 30 mars, sur X, le fondateur de La France insoumise a vivement attaqué l’Ifop après la parution dans le Journal du Dimanche d’un sondage exclusif dans lequel il ne récoltait que 13 % (au mieux) des intentions de vote. « L’Ifop sous-estime systématiquement LFI à l’élection présidentielle et surestime toujours le RN. Son patron parade dans le meeting de soutien à Netanyahou aux côtés de Valls et Retailleau. Nouveau nom : Iflop », a accusé le candidat insoumis à la dernière élection présidentielle. Avant de renchérir : « Les manipulateurs sont de retour. Ce n’est pas un sondage, c’est une campagne. »
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L’ex-député des Bouches-du-Rhône a accompagné son message d’un visuel censé représenter les écarts entre les sondages de l’Ifop et les résultats réels de LFI aux élections. Problème : les chiffres présentés dans ce visuel, comme ceux des sondages, s’ils sont bien issus d’enquêtes de l’Ifop, datent à chaque fois d’au moins six mois avant les élections.
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Un détail, non des moindres, que n’a pas manqué de faire remarquer l’institut de sondage dans un communiqué publié sur X. « La comparaison entre nos intentions de vote et les résultats réels obtenus aux élections en France métropolitaine ne doit pas se faire par rapport à des enquêtes menées six mois avant le scrutin comme le fait Jean-Luc Mélenchon, mais par rapport aux dernières enquêtes publiées généralement l’avant-veille du scrutin », souligne l’Ifop, qui rappelle ensuite que les chiffres obtenus par l’institut sont semblables à ceux des autres sondeurs.
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« Les enquêtes d’intentions de vote publiées par l’Ifop ne se traduisent pas par une sous-estimation lourde et systématique de La France insoumise », a encore corrigé l’Ifop, qui rappelle que lors des élections européennes de juin 2024, l’institut avait publié l’avant-veille du scrutin un sondage qui plaçait LFI à 9 %. Le parti obtiendra finalement 9,8 %.
L’institut démonte ainsi, élection par élection, l’argumentation de Jean-Luc Mélenchon, établissant, preuve à l’appui, que les sondages de l’Ifop sur LFI sont à chaque fois très proches des résultats réels obtenus par ce parti. L’Ifop a même parfois surestimé Jean-Luc Mélenchon, comme lors de l’élection présidentielle de 2012, où ce dernier est sondé à 13 %, pour un résultat final de 11,3 %.
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