
Jordan Bardella garde espoir. Au micro de Sonia Mabrouk et Laurence Ferrari, ce lundi matin sur Europe 1 et CNews, le président du Rassemblement national (RN) a assuré qu’une candidature de Marine Le Pen en vue de l’élection présidentielle de 2027 demeure possible. « Il reste un chemin, étroit, mais il reste un chemin. Le but de cette exécution provisoire est d’éliminer Marine Le Pen de la présidentielle », a martelé l’eurodéputé. « Elle va continuer d’occuper un rôle de premier plan. Chaque jour qui passe nous rapproche du pouvoir », affirme Jordan Bardella qui a refusé à plusieurs reprises à ce stade d’envisager de se présenter à la place de la cheffe des députés RN.
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« Je ne rentrerai pas là-dedans. Je vais continuer le combat avec elle jusqu’au bout, main dans la main. Je lui suis d’une loyauté totale, j’ai une dette envers elle », a répété l’élu européen. Et de développer : « Ne doutez pas du niveau de confiance entre nous. Nous avons commencé ce travail à deux, nous le finirons à deux : le Rassemblement national sera présent lors de l’élection présidentielle de 2027. »
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Jordan Bardella a ensuite vivement critiqué le pouvoir des juges en France, clamant l’innocence de Marine Le Pen et dénonçant une « erreur » judiciaire. « Notre démocratie est malade, abîmée par des décisions contraires à l’esprit français. Cette décision est disproportionnée. Nous sommes totalement innocents sur le fond, ils ont commis une erreur en nous condamnant dans cette affaire », a-t-il lancé. « Cette décision ne s’inscrit pas dans la philosophie de la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Il s’agit d’une négation pure et simple de l’État de droit », a-t-il encore argué.
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Pour le patron du RN, cette décision de justice va renforcer le parti à la flamme : « Ce qui est en train de se passer va pousser des millions de gens à voter pour le RN. » S’adressant aux Français, Jordan Bardella appelle à une mobilisation « pacifique » pour la démocratie et la justice. « Indignez-vous, ne perdez pas espoir. Le temps joue contre nous : dans cinq ans il sera trop tard sur le plan migratoire et démographique », alerte-t-il, jugeant que ce verdict « va laisser des traces profondes dans notre pays ».
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