
Le verdict de la justice est attendu ce lundi, dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN, pourrait être condamnée à plusieurs années d’inéligibilité, ce qui l’empêcherait de se présenter en 2027. Ce cas de figure est redouté jusque dans le gouvernement. « Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, il y a un risque de choc dans l’opinion », aurait déclaré en privé le Premier ministre François Bayrou selon Le Figaro.
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Un sujet sensible
Toujours selon le Figaro, consigne aurait été donnée aux membres du gouvernement de ne pas s’étendre sur le sujet. « C’est la justice, toute la justice, rien que la justice qui doit prévaloir. Quand bien même, évidemment, cela aura des répercussions politiques », a ainsi déclaré ce dimanche sur BFMTV la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé.
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En novembre dernier, alors qu’il n’était pas encore garde des Sceaux, Gérald Darmanin avait quant à lui qualifié de « choquant » l’hypothèse d’une inéligibilité immédiate de Marine Le Pen. Cette décision aurait pour conséquence de « creuser, encore plus, la différence entre les “élites” et l’immense majorité de nos concitoyens », déclarait le ministre.
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Vers une censure ?
Du côté du RN, Marine Le Pen assume : être privée de participation à la présidentielle « ne m’empêcherait pas du tout de censurer le gouvernement, y compris pour provoquer de nouvelles élections législatives ». Une menace à peine voilée, contre un gouvernement envers lequel elle se montre de moins en moins bienveillante.
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