Un plan immobilier trop beau pour être vrai. Le procès de l’affaire Apollonia s’ouvre ce lundi au tribunal de Marseille. En tout, 15 prévenus sont soupçonnés d’avoir organisé, depuis les années 2000, une immense escroquerie contre plus de 700 victimes. Et, en jeu, une somme qui avoisine le milliard d’euros.
La société Apollonia, basée à Aix-en-Provence et spécialisée dans le conseil immobilier en défiscalisation, fait la une des journaux économiques dans les années 2000, comme le raconte Ici. Des clients aisés, souhaitant investir dans la pierre, sont séduits par la promesse de pouvoir autofinancer leurs achats sans apport. Ils se laissent convaincre par les méthodes de l’agence, les promesses de rentabilité et le pacte d’une solution « clé en main », où tout est délégué à Apollonia.
Mais les clients découvrent qu’ils sont en fait endettés pour des sommes astronomiques auprès de plusieurs banques. « Moi c’est 1,8 million [d’euros] pour onze appartements », témoigne une des victimes auprès du Monde, qui estime être devenu « un pigeon à plumer ». Flouées, 43 personnes déposent une plainte contre X. Une information judiciaire est ouverte pour escroquerie commise en bande organisée, faux et usage de faux et exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en opérations de banque.
Sur le banc des prévenus, la société Apollonia, aujourd’hui en déconfiture, les fondateurs Moussa-Jean et Viviane Badache, mais aussi leur fils Benjamin Heysen-Badache, quatre commerciaux, trois autres salariés, un avocat et trois notaires. Ils encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende. Le procès doit se tenir jusqu’au 6 juin.