
Choisir entre les États-Unis et l’Europe est une idée « puérile » et « superficielle », selon Giorgia Meloni. Dans un long entretien au Financial Times, ce vendredi 28 mars, la cheffe du gouvernement italien assure qu’elle ne voit pas le président américain, Donald Trump, comme un adversaire, et qu’elle continuera de respecter « le premier allié » de son pays.
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Alors que, depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump enchaîne les décrets présidentiels et les annonces de nouveaux droits de douane à un rythme inédit, notamment vis-à-vis des produits européens, Giorgia Meloni dire « comprendre » la démarche d’un « leader qui défend ses intérêts nationaux ».
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« Je défends [moi aussi] les miens », compare la responsable politique conservatrice. Selon elle, certains Européens ont des réactions « un peu trop politiques » envers le milliardaire. « Pensez-vous vraiment que le protectionnisme aux États-Unis a été inventé par Donald Trump ? », s’amuse-t-elle. Au contraire, selon la cheffe du gouvernement italien, cela fait un moment que les États-Unis poursuivent un agenda protectionniste – elle cite, par exemple, la loi sur la réduction de l’inflation de Joe Biden.
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Alors que la Commission a promis de riposter contre les tarifs de Trump, Meloni souhaite pour sa part que l’UE garde son calme. « Parfois, j’ai l’impression que nous répondons simplement de manière instinctive », regrette-t-elle. Et d’ajouter : « Sur ces sujets, il faut dire : “Restons calmes. Réfléchissons.” »
Quant à l’approche « conflictuelle » de Trump sur la défense européenne, la Première ministre italienne la voit comme un « stimulus » nécessaire pour que le continent prenne enfin en charge sa propre sécurité. « J’aime dire que la crise cache toujours une opportunité », confie-t-elle au « FT ». Sur le conflit en Ukraine, Giorgia Meloni dit avoir confiance dans les efforts du dirigeant américain, qui a l’Italie dans son collimateur en raison de ses dépenses de défense bien en dessous de l’objectif de 2 % du PIB – fixé par les accords de l’Otan.
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Déterminée à éviter un éclatement transatlantique, Giorgia Meloni tempère les critiques de son allié vis-à-vis du Vieux continent qui, selon elle, n’étaient pas dirigées contre ses peuples, mais contre sa « classe dirigeante… et l’idée que, au lieu de lire la réalité et de trouver des moyens de donner des réponses aux gens, on leur impose son idéologie ».
« L’Italie peut entretenir de bonnes relations avec les États-Unis et, s’il y a quelque chose que l’Italie peut aussi faire pour éviter une confrontation [des États-Unis] avec l’Europe et pour construire des ponts, je le ferai », promet encore la Première ministre italienne, martelant que « c’est dans l’intérêt des Européens ».
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