
Nouvelle rixe mortelle en Île-de-France. Ce lundi 24 mars, un adolescent est décédé après avoir été poignardé devant le lycée Louis-Armand de Yerres (Essonne), relate le Parisien. La victime, âgée de 17 ans, ne serait pas scolarisée au sein de l’établissement. D’après les informations du quotidien francilien, le lycéen serait en effet originaire de la cité des Hautes-Mardelles de Brunoy, connue pour ses nombreux affrontements interquartiers.
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Les faits ont eu lieu aux alentours de 17 heures. Alors qu’une rixe entre une quinzaine de jeunes éclate devant l’établissement, les secours et un équipage de police sont appelés en urgence. À leur arrivée, ils découvrent l’adolescent de 17 ans, au sol, devant l’établissement situé rue Pierre-de-Courbertin.
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La victime, qui n’aurait subi qu’un seul coup de coup de couteau, est décédée « après une heure de réanimation », précise une source proche du dossier au Figaro. Au cours de leur intervention, les policiers mobilisés ont par ailleurs « été pris à partie », indique-t-on encore au quotidien.
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À ce stade, les circonstances de l’agression demeurent floues. Selon une source interrogée par le Figaro, cette attaque intervient en tout cas dans un contexte « extrêmement tendu depuis quinze jours entre des bandes rivales du quartier des Hautes-Mardelles et des Tournelles à Yerres ». Une enquête pour homicide volontaire et violences volontaires en réunion a été ouverte, a annoncé le procureur de la République d’Évry, Grégoire Dulin.
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Après ce nouveau drame, les réactions n’ont pas tardé dans la sphère politique. « C’est un acte de plus, un acte de trop, d’une extrême violence qui traduit la montée de la violence dans notre pays, de plus en plus forte, de plus en plus précoce », a dénoncé le président du groupe UDR à l’Assemblée nationale, Éric Ciotti, au micro de BFMTV.
« Il faudra changer la politique pénale des mineurs », a pour sa part affirmé Bruno Retailleau auprès de la chaîne d’informations en continu. « Il faut des peines courtes, dès qu’on a un délit suffisamment grave, dans des prisons qui sont différenciées. On voit bien qu’il y a un ensauvagement des mineurs, un échec des familles, parfois un échec de l’école », a développé le ministre de l’Intérieur, estimant qu’en l’absence de sanctions, certains jeunes agissent avec un « sentiment d’impunité ».
Une large majorité de Français semblent en tout cas favorables, comme le locataire de la place Beauvau, à davantage de fermeté pour lutter contre le phénomène. D’après un sondage CSA réalisé mi-février pour CNews, Europe 1 et le JDD, 82 % de la population plaide en effet pour l’instauration de peines de prison courtes pour les mineurs dès le premier délit grave.
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