
Le Shin Bet constitue l’une des trois branches du renseignement israélien, avec le Mossad (renseignement extérieur) et l’Aman (renseignement militaire). Créé en 1949, le Shin Bet contrôle la sécurité intérieure de l’État hébreu et a pour objectif de « défendre l’État d’Israël, ses institutions et sa gouvernance démocratique contre les menaces de terrorisme, d’espionnage, de subversion politique et de divulgation de secrets d’État ».
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Contrairement au Mossad qui n’est soumis à aucune règle, le Shin Bet est surveillé et encadré par la loi israélienne. Des bilans réguliers de ses activités sont requis au Parlement israélien. Tout d’abord unité militaire, le Shin Bet s’est muté en entité civile en 1950. Son directeur est nommé par un cabinet de sécurité, sous proposition du Premier ministre. En tout, pas moins d’une quinzaine de directeurs se sont succédé au Shin Bet.
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Actions du Shin Bet
Missionné sur quatre grands axes, le Shin Bet opère sur la division des affaires arabes, des affaires non-arabes, la sécurité et la cybersécurité. La lutte contre le terrorisme constitue l’un de ses objectifs majeurs. Aux missions antiterroristes s’ajoutent l’infiltration des agences étrangères du renseignement et des missions diplomatiques en Israël. Le contre-espionnage est aussi l’un des enjeux clés du Shin Bet.
La lutte contre le terrorisme constitue l’un de ses objectifs majeurs
Enfin, ce service de renseignement intérieur a la charge d’assurer la protection des lieux essentiels, comme les ambassades ou les aéroports, ainsi que le développement de systèmes d’information. Il assure aussi la protection des membres du gouvernement.
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Pourquoi parle-t-on du Shin Bet aujourd’hui ?
Le Shin Bet a ravivé de nombreuses discordes ce week-end. Le Premier ministre israélien accuse le chef du Shin Bet, Ronen Bar, d’avoir enquêté en secret sur l’un de ses ministres. Le chef du gouvernement Benyamin Netanyahou suspecte en effet le Shin Bet de mener depuis plusieurs mois une « procédure secrète » sans son accord sur le ministre nationaliste Itamar Ben Gvir, chargé du portefeuille de la Sécurité nationale. Vendredi, la Cour suprême d’Israël a suspendu la décision inédite du gouvernement de renvoyer le chef du Shin Bet, dont l’annonce de la révocation a créé de nombreuses tensions.
Toutefois, « Ronen Bar ne restera pas à la tête du Shin Bet, il n’y aura pas de guerre civile, et Israël restera un État démocratique », a déclaré Benyamin Netanyahou samedi soir. En réponse, de nombreuses manifestations ont été organisées en Israël contre le limogeage de Ronen Bar. Une audience à la Cour suprême israélienne se tiendra le 8 avril pour examiner cette décision et entendre le témoignage de l’officier de 59 ans, en fonction au Shin Bet depuis octobre 2021.
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