Quatrième vague d’interpellations. Les policiers qui enquêtent sur l’évasion sanglante en mai 2024 du narcotrafiquant Mohamed Amra ont placé, ce lundi, 24 nouvelles personnes en garde à vue. Parmi elles, se trouve le rappeur Koba LaD. Actuellement incarcéré, il a été extrait de sa cellule et placé en garde à vue. Le parquet de Paris ne l’a pas confirmé dans l’immédiat. Son avocat n’a pas souhaité s’exprimer.
De son vrai nom Marcel Junior Loutarila, il est actuellement en détention provisoire en attendant d’être jugé pour homicide involontaire aggravé, quatre mois après la mort d’un de ses passagers dans un accident de voiture en septembre 2024 à Créteil (Val-de-Marne). Au volant d’une berline sportive de luxe et sous l’emprise de stupéfiants, il a percuté à grande vitesse un camion à l’arrêt sur une bretelle de sortie d’une station essence. Pour ces faits, Koba LaD a été mis en examen pour homicide involontaire aggravé et blessures involontaires aggravées.
En janvier, il a été condamné à 15 mois d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne) pour des violences commises en 2022 sur son manager historique. Le musicien l’accuse de l’avoir escroqué de plusieurs centaines de milliers d’euros. L’enquête sur ce volet financier est toujours en cours.
Interrogé sur l’implication éventuelle de membres de la Black Manjak Family, présentée comme une organisation criminelle basée en Normandie et spécialisée dans les stupéfiants avec de possibles liens avec Koba LaD, le directeur national de la police judiciaire, Christian Sainte, avait simplement indiqué le 7 mars que certains suspects avaient « des liens de proximité » entre eux.
Selon une source proche du dossier, un « certain nombre de suspects appartiennent » à la BMF, qui serait d’abord une « sorte de label, un signe de reconnaissance autour de Koba LaD ».