
Boualem Sansal fait face à la justice algérienne ce jeudi 20 mars. L’écrivain franco-algérien, derrière les barreaux à Alger depuis novembre dernier, a comparu devant le tribunal correctionnel de Dar El Beida, dans la capitale algérienne. À l’issue d’un procès expéditif qui n’a duré qu’une demi-heure, le procureur a requis dix ans de prison ferme contre l’auteur, ainsi qu’une amende d’un million de dinars, indique le quotidien Chorrouk, relayé par Le Figaro.
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L’écrivain, dont la France réclame la libération depuis plusieurs mois, était jugé pour atteinte à l’unité nationale, outrage à corps constitué (l’armée), atteinte à l’économie nationale et détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité nationale. Le verdict sera rendu jeudi 27 mars.
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Boualem Sansal « en forme, avec les cheveux coupés »
D’après les informations du Figaro, Boualem Sansal, atteint d’un cancer, est apparu à l’audience « en forme, avec les cheveux coupés ». Si un avocat commis d’office avait été désigné, l’auteur a voulu assurer seul sa défense. « Je n’ai rien voulu faire contre mon pays, j’ai exposé mon opinion », a-t-il expliqué au juge.
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Le bâtonnier d’Alger, Mohamed Baghdadi, avait assuré fin février que l’écrivain aurait renvoyé tous ses avocats, dont François Zimeray.
« Un procès fantôme »
Ce dernier a d’ailleurs appris par « la presse algérienne » que Boualem Sansal était jugé ce jeudi. Auprès du Figaro, l’avocat a dénoncé « un procès fantôme tenu dans le plus grand secret, sans défense, est incompatible avec l’idée même de justice ».
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Pour lui, « cela confirme le caractère arbitraire de cette procédure et d’une détention aussi injuste que cruelle ». François Zimeray a ainsi annoncé saisir « les organes compétents du Haut-Commissariat des droits de l’homme aux Nations unies, d’une plainte contre l’Algérie ».
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